Cannes 2009, la caméra d'or

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La CST à 60 ans
Les marches du palais
Cannes 2009, la caméra d'or
Retour chez les Piaroas

Les codes du savoir-faire du festival de Cannes sont condensés dans la monté des marches.
C’était la première fois que je me rendais dans la capitale du cinéma et je m'y suis retrouvée le premier soir dans le rôle de la provinciale. Étant parisienne, cela m’a beaucoup plût. Je n’avais pas les bonnes chaussures. J’étais gauche. Je ne comprenais rien. Mais j’étais là.
De moi-même, jamais je ne me serait déplacée  à Cannes sans une bonne raison, c'est à dire un film à défendre. Pourtant je suis très heureuse d’y être allée sans raisons personnelles. Cela m'a permis d'observer non seulement le festival mais surtout notre place à nous les chefs opérateurs au sein de ce festival. Je remercie tous les membres de l’AFC car c’est grâce à notre association si j’ai eu l’opportunité de m’y rendre. Sainte Nathalie a réussi à me trouver plein d'invitations pour les séances de la salle Lumière. Elle s'est occupée de mon accréditation. Elle m'a trouvée une chambre d’hôtel offerte par Kodak. Bref, elle m'a ouvert les marches du palais.

En montant ces fameuse marches, j'ai ressenti que nous avions une place à prendre; nous, les chefs opérateurs dans ce lieu. Depuis que je suis à l'AFC, je vous ais presque tous rencontré et je trouve dommages de ne pas faire partager à un plus grand nombre vos qualités artistiques.

Comment? je ne sais pas.Si notre présence au festival y est importante, , notre parole le serait aussi. Nos partenaires Kodak et Fuji nous soutiennent déjà énormément.
Grâce à eux j'ai pu rencontrer d'autres chef opérateurs comme Laurent X. Il présentait deux films Zone libre d'Amos Gitaï et la petite Palestine. J'avais déjà vu son travail dans «Mon trésor», film primé par Kodak l'année dernière à la caméra d'or. C'était passionnant de l'écouter parler de son travail. Bien que Zone libre a été un film difficile à tourner, le résultat de l'image est splendide. Le film commence avec un plan à l'épaule magnifique de 10 minutes sur Nathalie Portland. Le reste du film a la grâce de l'image. Sans que cela soit explicable les visages sont sublimés. A quoi cela tient-il?
Dans Mon Trésor, j'avais déjà été impressionnée par la mise en danger du corps de l'actrice. Jamais je n'avais vu une comedienne livrer ainsi son corps à l'image. Dans Zone libre à nouveau les comédiennes se donnent complétement. Est-ce un hasard?

Je pense qu'il serait très enrichissant d'organiser une réflexion entre nous pour développer un langage adapté à l'aspect artistique de notre travail.
«La place de l'image est fondamentale dans un film, elle devrait l'être à Cannes». auteur anonyme du 21eme siècle.